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Campagne

Mercredi 28 février 2007
  

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

 

La liste des signataires

 

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

Par LE NOUVEL OBS
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Vendredi 9 mars 2007

Sa promesse d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" est "la marque éclatante de la lepénisation des esprits", estime la LDH. Le candidat UMP a franchi "une frontière", estime Bayrou. Pour Hollande, Sarkozy est "dans un flirt poussé avec les thèses du FN".

 

François Bayrou

 

François Bayrou

(c) Reuters

 

L'intention de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" s'il était élu a provoqué, vendredi 9 mars, des réactions très vives de l'UDF, de la gauche et des associations, qui lui reprochent, selon l'expression de François Hollande, de "flirter" avec les thèses de l'extrême-droite.
"Nous sommes absolument scandalisés par cette référence qui constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite de la part de M. Sarkozy, décidément très désireux de récupérer ces voix", a déclaré Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l'Homme, interrogé par l'AFP.
"Je me demande jusqu'où ira cette dérive, cette ethnisation de la politique, cette intention affichée de trier les bons et les mauvais Français, les étrangers acceptables et les autres", a-t-il ajouté.

"Lepénisation des esprits"

"L'association entre immigration et identité nationale suggère, comme le martèle M. Le Pen depuis 15 ans, que les immigrés menacent l'identité nationale. C'est la marque éclatante de la lepénisation des esprits dont Nicolas Sarkozy est l'un des principaux artisans", a ajouté Jean-Pierre Dubois.
"Il s'agit simplement une fois de plus de prendre en otages les étrangers à des fins électorales", assure-t-il.
SOS Racisme abonde dans le même sens. Créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale" "renvoie à une curieuse association d'idée: l'immigré se voit immédiatement suspecté dans une telle vision de mettre en danger une identité nationale à laquelle chacun a pourtant le droit de participer", a estimé l'association.

"Les masques tombent"

La candidate communiste à la présidentielle Marie-George Buffet, a quant à elle accusé vendredi Nicolas Sarkozy d'être "dangereux pour la démocratie". "Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a-t-elle affirmé dans un communiqué.
Selon Marie-George Buffet, "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".
"Réveiller ainsi l'époque de Vichy pour mieux donner des gages aux thèses xénophobes et racistes du Front national est indigne d'un candidat républicain à l'élection présidentielle. Décidément, Nicolas Sarkozy est un homme politique dangereux", a-t-elle conclu.

Sarkozy a franchi "une frontière"

"En enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière", a déclaré François Bayrou, sur Europe 1.
"Puisque Simone Veil s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy, je lui demande si elle est prête à apporter son soutien et sa caution à un ministère, ouvrez les guillemets, de l'immigration et de l'identité nationale", a-t-il poursuivi.
"La Simone Veil que j'ai connue, je suis sûr qu'elle ne peut pas accepter cette approche", a-t-il ajouté.
"Que l'on ait un ministère de l'immigration, pourquoi pas", a déclaré le député des Pyrénées atlantiques, "mais enfermer dans la même phrase immigration et identité nationale, il y a là une frontière franchie".

"Les mots ont un sens"

Quant au premier secrétaire du PS, François Hollande, il a souligné que "les mots ont un sens". "Immigration et identité nationale, je crains vraiment que dans cette campagne - il y avait déjà suffisamment de signes - Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national" de Jean-Marie Le Pen.
Interrogé sur France Info, François Hollande a aussi considéré que l'annonce de Nicolas Sarkozy était "un constat d'échec", puisqu'il est "ministre de l'Intérieur depuis cinq ans". "Il a fait voter deux lois sur l'immigration et maintenant, il nous annonce une nouvelle loi et un nouveau ministère", s'est étonné François Hollande.
"S'il s'agit de contrôler les flux migratoires", a continué le numéro 1 du Parti socialiste, "le ministère de l'Intérieur y suffit. S'il s'agit d'assurer l'intégration, le ministère du Travail qui est responsable de la population y suffit".

"Bouc émissaire idéal"

"L'immigré est un bouc émissaire idéal", avait pour sa part dénoncé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable au Parti socialiste, jeudi soir.
"Le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois désigné les immigrés et leurs familles comme des boucs émissaires". "En proposant de créer un 'ministère de l'immigration et de l'identité nationale' Nicolas Sarkozy s'arc-boute dangereusement sur des questions identitaires et laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française", a-t-il ajouté.

Sarkozy promet une nouvelle loi sur l'immigration

"Ce n'est pas parce que François Bayrou est à l'affût de tout et que François Hollande est aux abois qu'il faut qu'ils racontent n'importe quoi", a déclaré lors d'un point de presse Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy.
"L'immigration et l'identité nationale, personne n'est propriétaire de ces mots. Il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale. Ce serait faire injure aux Français qui sont d'origine étrangère", a déclaré son autre porte-parole, Rachida Dati.
"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", avait déclaré Nicolas Sarkozy jeudi soir, soulignant qu'"aujourd'hui, ce dossier est éclaté en trois ministères différents".
L'actuel ministre de l'Intérieur a précisé qu'il ferait voter dès juillet une nouvelle loi sur l'immigration "pour encadrer le regroupement familial".
"Il y aurait trois conditions à poser pour qu'un étranger en France puisse faire venir sa famille: qu'il ait un logement pour les loger, (...) un travail pour la faire vivre et qu'on apprenne le français, ou en tout cas des rudiments de français avant de venir en France", a expliqué le candidat UMP.
"Si on ne le fait pas, on ne peut pas s'intégrer. La langue de la France c'est le français", a rappelé le ministre de l'Intérieur.
Nicolas Sarkozy a précisé que ce texte figurerait parmi les lois votées lors d'une session extraordinaire du Parlement qu'il convoquerait en juillet.
(avec AFP, AP et Reuters)
Par LE NOUVEL OBS
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Vendredi 9 mars 2007

 

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui devait  adopter un plan de la Commission européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a estimé que contrairement au souhait de J.Chirac qui voulait faire du nucléaire une énergie renouvelable, cette approche n'est pas été suivie par ses homologues européens et notamment par la Chancelière allemande Angela Merkel.

Danemark est le pays qui a accru sa capacité d'exportation de l'équivalent de 20000 MW en énergie renouvlable au cours de ces dernieres cinq années , réalisant ainsi un chiffre d'affaire 10 fois supérieur à celui d'Areva. 

Par Bab
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Vendredi 9 mars 2007

 

Demain à Alès il y a un  procès identique sur les  "barbouilleurs ces militants sont poursuivis car ils ont   ouvert un combat subersif pour inciter nos concitoyens à ouvrir les yeux sur la publicité dans notre société de consommation, interroger le sens même de l'accumulation de bien matériels !

La pub est contre le principe écologique car elle cherche à masquer véritablement la nature d'une chose et ouvre la voie à une société libérale , consommatrice...telle que l'on voit aujourd'hui en europe et dans les pays surtout développés.

 

 

Par Bab
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Samedi 10 mars 2007

 

Le candidat UMP à la présidentielle aurait appelé l'actionnaire majoritaire du quotidien pour lui dire son mécontentement après la Une du 1er mars titrée:"Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon".

 

La Une de Libération datée du 1er mars

La Une de Libération datée du 1er mars (DR)

Selon une source interne à la rédaction en chef de Libération, confirmant une information du site internet de L'Express, Nicolas Sarkozy aurait téléphoné à Edouard de Rothschild, pour lui faire part de son mécontentement après la Une de Libération le 1er mars.
Le quotidien titrait ainsi: "Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon". Le candidat UMP à la présidentielle aurait pris son téléphone pour dire directement à Edouard de Rothschild, actionnaire de référence du journal ce qu'il pensait du journal, le qualifiant notamment de "sectaire de gauche".

"Journal de merde"

Nicolas Sarkozy aurait ajouté que "cela empêcherait sans doute le quotidien de trouver des gens pour le financer". Contactée par nouvelobs.com, une source interne à la rédaction en chef, qui souhaite garder l'anonymat, indique que le PDG de Libération, Laurent Joffrin, a confirmé l'information en conférence de rédaction mercredi 7 mars.
L'échange entre Edouard de Rotschild et Nicolas Sarkozy aurait été "musclé", le candidat de l'UMP se laissant même aller à employer des termes "grossiers", qualifiant, entre autre, Libération de "journal de merde".
D'après une autre source interne à Libération, le coup de téléphone aurait "beaucoup fait rire Edouard de Rothschild".
Par LE NOUVEL OBS
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Mardi 13 mars 2007

Nicolas Sarkozy à Vesoul

Nicolas Sarkozy à Vesoul

(c) Reuters

 

Le Canard enchaîné affirme, dans son édition à paraître mercredi 14 mars, que le prometteur Lasserre aurait bénéficié d'une ristourne de775000 euros sur l'un des terrains sur lesquels ont été construits trois batiment , dont celui de l'appartement du maire de Neuilly...Nicolas Sarkozy

L'hebdomadaire satirique réitère ainsi pour la troisième fois ses attaques contre le candidat UMP, qu'il accuse d'avoir bénéficié d'avantages de la part de ce groupe, lors de l'achat et de l'aménagement à Neuilly, d'un duplex qu'il a revendu l'année dernière. 
 
"C'est une sorte de crédit gratuit que la mairie et la Sem 92 (une société d'économie mixte) ont accordé à Lasserre", avance, sous couvert de l'anonymat, un haut fonctionnaire parisien cité par l'hebdomadaire.
L'opération aurait consisté à retarder le solde de l'achat du dernier de trois terrains constructibles et à baisser le prix de 20%.

Réponse écrite de Sarkozy

Le Canard Enchaîné précise avoir reçu le 13 mars une réponse écrite du président de l'UMP, lequel justifie le rabais accordé par la crise de l'immobilier.
"La ville de Neuilly et la Sem 92 ont fait face en 1997 à un effondrement du marché immobilier (...) Dans ce contexte, les nombreux promoteurs contactés se refusaient à réaliser la troisième tranche (...) et c'est ainsi qu'elle a cédé les parcelles de la troisième tranche au prix adapté à la réalité du marché au seul promoteur qui acceptait de s'engager sur la réalisation de cette troisième tranche", écrit-il.
Le Canard Enchaîné conteste l'argument de la crise immobilière, soulignant que la chute du marché date de 1992-93 et non de 1997.
"Le 9 juin 1997, deux mois après avoir accordé un cadeau de 775.000 euros sur les droits à construire, Sarko signait avec le promoteur un contrat de réservation - aux conditions que l'on sait - pour son duplex de 233 m2", avance-t-il.

Le Canard écrivait il y a une semaine que le candidat UMP avait économisé au moins 300000 euros ET CE JOURNAL AVAIT PHOTOCOPIE DES TRAVAUX EFFECTUES.

N .Sarkozy a estimé la "calomnie" et affirmant  dans la lettre du directeur générale  n'avoir détécté aucune anomalie dans ses déclarations ISF 2005 , 2006.


Par Bab
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Mardi 20 mars 2007

 

Les douze candidats

Les douze candidats (AP)

Le Journal Officiel a publié mardi 20 mars la "Décision du 19 mars 2007 arrêtant la liste des candidats à l'élection présidentielle" du Conseil Constitutionnel.
Les noms des douze candidats, qui avaient été dévoilés par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, lundi en fin d'aprés-midi sont "classés dans l'ordre établi par tirage au sort".
Chaque participant doit désormais bénéficier d'un temps de parole égal sur les radios et télévisions publiques et privées.
Cette phase durera jusqu'à l'ouverture de la campagne officielle le 9 avril.

Voici cette liste telle que publiée:

M. Olivier Besancenot ;
Mme Marie-George Buffet ;
M. Gérard Schivardi ;
M. François Bayrou ;
M. José Bové ;
Mme Dominique Voynet ;
M. Philippe de Villiers ;
Mme Ségolène Royal ;
M. Frédéric Nihous ;
M. Jean-Marie Le Pen ;
Mme Arlette Laguiller ;
M. Nicolas Sarkozy.

 

Par Bab
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Mardi 20 mars 2007
 
Par Matthieu ECOIFFIER
 
 
 
Après l'annonce  officiel des candidats par le président du conseil constitutionnel...José Bové le dernier parmis les douze , celui qui devait attendre un Week-end pour savoir s'il est vraiment candidat ou pas...il a eu sa réponse lundi, ses 503 parrainages ont été validés.
500 signature en six semaines , c'est un record au niveau de la vitesse de récupération des signatures alors que les autres candidats (sauf UMP, PS,PC et UDF) ont ramé pour avoir leur signature.s
Ce candidat altermondaialiste mord sur l'electorat de l'extrême gauche , PC et les verts ...quant'à PS
le leader paysan inquiète encore plus les socialistes 
«Avec José Bové, cela fait douze : c'est moins qu'en 2002, mais c'est encore beaucoup. J'aurais préféré qu'il y ait moins de candidats parce que je pense que le risque, c'est toujours la dispersion», a déclaré hier François Hollande.
Il réalise une bonne performance chez les jeunes 18-24 ans.
Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui ne font plus confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche sociale-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, antiraciste et écologique», a-t-il martelé hier soir.
Au QG on  doit boucler la profession de foi du candidat pour déposer au consei constitutionnel avant 18 heures... "un peu juste!!!!"
Par Bab
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Mardi 20 mars 2007

 

 Le candidat UMP sous le prétexte que le principe d'égalité du temps de parole entre tous les candidats s'impose ne souhaite pas participer au débat avant le premier tour des éléctions présidentielles.

Le candidat UMP estime que "C'est une drôle d'idée de demander l'organisation de débat à un moment où on ne peut plus les organiser. Il y a douze candidats, comment va-t-on faire puisqu'on est tous à la stricte égalité?", s'est demandé Nicolas Sarkozy.
"Si Mme Royal voulait un débat, il fallait qu'elle le fasse avant", a-t-il ajouté.
"C'est les Français qui vont choisir les candidats au deuxième tour. Il y a aura fatalement un débat au deuxième tour (...) Moi, je vais faire campagne jusqu'au 22 avril pour être qualifié au deuxième tour.

S.Royal et  François Bayrou ne sont pas hostile à un débat , pour l'une elle est favorable en débattre avec un nombre restreint de candidats et pour l'autre il est favorable en débattre avec ses principaux rivaux de PS et de l'UM

 "Je pense que c'est une confrontation avec Nicolas Sarkozy qui a beaucoup de sens. Il a un projet de société qui est très différent du mien et donc c'est utile de débattre. Mais avec Ségolène Royal aussi, encore que je ne connaisse pas exactement son projet de société", a-t-il déclaré , François Bayrou, dans l'émission "Question ouverte".

 

Par Bab
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Mardi 20 mars 2007

La candidate socialiste a détaillé ses mesures destinées aux jeunes et a répondu, plus largement, à leurs questions.

 

Ségolène Royal (Reuters)

Ségolène Royal (Reuters)

Allocation jeunes adultes, service civil obligatoire, gratuité des soins jusqu'à 16 ans: la candidate socialiste Ségolène Royal a défendu, mardi 20 mars sur la radio musicale Skyrock, les principales propositions de son "pacte présidentiel" à destination des jeunes.

Elle est opposée aux "régularistions massives et généralisée" , elle veut donner six mois aux entrepreneurs n'ayant pas régularisé leurs employés, afin qu'ils puissent obtenir les papiers , ainsi il y a l'entrée de la cotisation sociale...après il y a l'application de la loi.

 Par rapport au proche orient elle trouve que l'existence de ce mur est "absurde"" voire "affreux", a-t-elle estimé. "L'idée c'est quand même que les discussions, les négociations de paix puissent avancer très rapidement pour que ce mur ne soit plus qu'un mauvais souvenir".

Elle estime que le ministre de l'intérieur fait l'amalgame entre immigration régulière et immigration clandestine ,c'est-à-dire que pratiquement tout immigré devient suspect".
"Imprimer dans l'esprit des gens que tout immigré est suspect et menace l'identité nationale, c'est inadmissible", a-t-elle souligné.
Née au Sénégal, Ségolène Royal, qui se présente comme la future présidente de la "France métissée", considère que c'est "une chance formidable d'être né en dehors des frontières hexagonales. Il y a une dimension universaliste qu'on garde en soi". 

Elle a défendu son idée de l'encdrement militaire qui a suscité un tollé à gauche au printemps dernier car pour elle c'est une alternative à la prison , ainsi le délinquant aura le choix être incarcéré ou être placé dans un autre lieu, pour apprendre d'autres valeurs...et elle va l'appliquer.
 
Cet encadrement permettra de "réapprendre les sens des règles" et de résoudre "un certain nombre de défaillances scolaires" parce qu'il y a un "lien très direct entre misère sociale et l'incarcération", a-t-elle souligné. "C'est lorsqu'on ne maîtrise pas les mots qu'on donne des coups".
Le futur service civique a pour but de renforcer le "vivre ensemble". "C'est un temps social, un temps de vie consacré aux autres", a expliqué Ségolène Royal. (Reuters)

Par Bab
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